L’origine du kayak

Après une journée kayak au boulot, j’ai fait quelques recherches sur les origines de cette embarcation.

• Distinction :
D’abord, distinguons le kayak du canoë :
- Kayak : canot léger, rapide et adapté au corps de son utilisateur qui utilise une pagaie à deux pales pour le propulser, le diriger et l’équilibrer. D’origine esquimaude.

- Canoë : embarcation légère dirigé par son utilisateur par une pagaie simple. D’origine canadienne.

• Traduction :
Mot inuit qui signifie « bateau du chasseur »

• Origines :
Les origines du kayak ne sont pas vraiment connues. On trouve des embarcations mues à la pagaie un peu partout dans le monde depuis la nuit des temps. Beaucoup de civilisations antiques (égyptiennes, aztèques, asiatiques, africaines) relatent dans leurs peintures ou sculptures, l’utilisation d’embarcations pour les besoins de la pêche, de la chasse ou du transport des marchandises et des personnes. Cependant, le kayak des esquimaux est un engin bien à part. qui a fait l’admiration de tous ceux qui l’ont vu. Bateau de travail, il s’est adapté aux nécessités et contraintes spécifiques du monde arctique.

Dans les îles aléoutiennes, il existe une petite île « Kayak », dans laquelle vivait une tribu qui utilisait comme embarcation de navigation des bateaux pontés en bois avec des peaux d’animaux, comme toutes les autres tribus esquimaux proches. C’est probablement là l’origine de l’appellation de ces bateaux.

Les Esquimaux habitant les régions polaires ou les arbres sont très rares, la carcasse était fabriquée par les hommes aves des os de rennes ou de baleines ; sur lesquels la peau de phoque était tendue et cousue par les femmes ; les peaux étaient rendues imperméables à l’eau avec de la graisse de baleine. Le kayak Esquimau mesurait environ 5 à 6 m et la pagaie utilisée est double.


Chaque chasseur possédait son propre kayak fait « sur mesure », adapté à son propriétaire qui s’y introduit comme dans un vêtement. Kayak et kayakiste ne font qu’un, le premier étant le prolongement de l’autre et réagissant au moindre de ses mouvements. Quand un homme tombait à l’eau ou périssait lors d’une chasse en kayak, on disait souvent qu’il avait emprunté le kayak de quelqu’un d’autre, et n’avait pas eu le même sens de l’équilibre.
Le kayak était utilisé pour la pêche et la chasse ; bateau rapide, léger, maniable et très marin, il pouvait étaler une forte houle. Sa forme longue, étroite et basse sur l’eau permet d’approcher rapidement et discrètement les proies. Silencieux, avec un tissu blanc drapé sur l’avant, il pouvait ainsi duper les animaux en s’apparentant à un morceau de glace dérivant.
Les chasseurs portaient une peau de phoque nommée annuraaq pour empêcher l’eau d’entrer dans le bateau (l’origine du nom de l’anorak moderne). La capuche et les poignets étaient étroitement attachés, et l’annuraaq était assez long pour être attaché autour de l’habitacle.

• A l’heure actuelle :
Le kayak est conçu pour un ou deux pagayeurs. Il existe actuellement une grande variété de modèles en plastique moulé. On peut donner au kayak les qualités d’un dériveur en l’équipant d’un gouvernail, de deux dérives latérales et d’une voilure.

Largement utilisé pour l’exploration des côtes du Groenland puis dans les commandos de marine, le kayak a permis de réaliser des exploits, dont les plus marquants sont certainement la traversée de l’Atlantique :
- En 1928, par le capitaine au long cours Romer.
- En 1956 par le médecin allemand Hannes Lindemann, qui couvrit en septante-deux jours la distance de Las Palmas (Canaries) à l’île Saint-Martin.

Le kayak reste pour l’amateur une embarcation sportive idéale pour faire de la croisière côtière. La pratique du kayak en mer, qui ne demande ni une longue initiation ni des qualités physiques exceptionnelles entraîne peu de frais et s’avère un sport à la portée de tous.

Sources :
www.wikipedia.org
www.museum.nantes.fr
www.pariskayak.net
www.mandragore2.net/
Fiche « WD Productions »
ckcl.site.voila.fr

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