« Une terre sans arbre est une terre morte »
« Chaque arbre planté est un espoir de paix »
« L’environnement et les ressources naturelles sont un aspect important de la paix parce que, lorsqu’on détruit nos ressources, lorsque nos ressources se raréfient, nous nous battons pour nous les approprier »
« Nous plantons les graines de la paix, maintenant et pour le futur »
« En protégeant l’environnement, nous améliorons aussi la façon de gouverner »
« Planter un arbre, c’est une prise de conscience. Nous ne sommes rien sans notre environnement. Il faut arrêter de croire que notre espèce est la plus importante »
Ce sont quelques-unes des fortes convictions d’une femme de terrain et de courage comme il est rare d’en voir aujourd’hui : Wangari Maathai

Début de sa vie et éducation :
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Née en 1940 à Nyeri, au Kenya, c’est une militante écologiste et politique, surnommée la « dame de fer africaine » ou encore plus affectueusement « la femme arbre » et « mère des arbres ».
Ses parents, fermiers, luttent pour la subsistance de leur tribu. Aînée d’une famille de six enfants, elle s’occupe des tâches ménagères, comme c’est la coutume au Kenya. Elle passe sa scolarité sur les bancs des écoles du village. Sa vivacité intellectuelle est vite remarquée et lui permet d’aller étudier aux Etats-Unis.
Au Kenya ; pays où les femmes jouent un rôle marginal sur les plans politiques et sociaux, elle fait figure d’exception : première femme d’Afrique orientale à passer un doctorat, à devenir professeur et à diriger un département (à l’Université de Nairobi).
Biologiste, enseignante, militante des droits de l’homme, directrice de la Croix-Rouge kenyane, membre du Conseil national des femmes, secrétaire d’État à l’Environnement kenyan et militante écologiste, son chemin n’est pas seulement parsemé de gloire, sa vie est aussi un récit de sacrifices douloureux.
Militantisme et politique :
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Elle a également été dirigeante du Conseil national des femmes du Kenya.
Sous la présidence de Daniel Arap Moi, elle a été emprisonnée plusieurs fois et violemment attaquée pour avoir demandé des élections multipartites, la fin de la corruption et de la politique tribale.
Sa renommée mondiale a été acquise lors de son opposition au projet pour la construction de maison luxueuse d’Arap Moi, qui envisageait d’abattre des arbres sur plusieurs acres de terre.
Elle a été durement rossée par la police, notamment lors de manifestations pour sauver les forêts. L’Etat croit qu’en la menaçant et la brutalisant, elle peut être réduite au silence mais c’est une femme obstinée qui parle haut et fort ! Les brutalités n’ont pas découragé cette femme de conviction à dénoncer ceux qui corrompent le pays. D’après elle, depuis 20 ans, le système est devenu corrompu et destructeur, avec le phénomène des braconniers, des bûcherons illégaux, des charbonniers et même des barons de la drogue
Cette grande figure de la lutte pour la protection de l’environnement, pour la démocratie et pour les droits des femmes espère qu’une nouvelle génération de dirigeants africains donnera la priorité aux besoins du peuple.
Prix Nobel :
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Première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la paix (2004) pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ».
Son approche globale du développement durable embrasse la démocratie, les droits de l’Homme en général et les droits des femmes en particulier, elle pense au niveau mondial et agit sur le plan local. La paix sur la terre dépend de la capacité à améliorer notre environnement.

La ceinture Verte :
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Elle a lancé le projet de plantation d’arbres «mouvement Ceinture verte» (Green Belt Movement, GMB) en 1977. Elle a commencé par planter sept arbres le jour de la Terre.
Soutenu par les kényanes à travers le pays, ce mouvement, promeut et protège la biodiversité, préserve les sols, crée des emplois en zone rurale, valorise l’image de la femme dans la société africaine et leur permetd’exercer leurs talents de dirigeantes.
Le grand objectif du mouvement était de faire comprendre à la population qu’il fallait protéger l’environnement par la plantation d’arbres et leur gestion durable.
Ses méthodes ont également été utilisées en Tanzanie, en Ouganda, au Malawi, au Lesotho, en Ethiopie et au Zimbabwe. Aujourd’hui plus de 30 millions d’arbres ont été plantés au Kenya pour éviter la désertification des villages, l’érosion des sols, facteurs d’appauvrissement des populations vivant de la terre.
Cet acte est porteur d’un message simple: tout citoyen peut au moins planter un arbre pour améliorer son cadre de vie. Chacun réalise ainsi qu’il peut prendre en charge son environnement, premier pas vers une participation plus active au sein de la société
Son livre « Pour l’amour des arbres » met en évidence les liens entre l’environnement et la paix. Mieux, il propose des solutions efficaces pour faire échec aux menaces qui pèsent sur la biodiversité. Un formidable message d’espoir prouvant que, grâce à la pédagogie et à l’analyse, les consciences s’éveillent…

Wangari Maathai, a lancé une campagne visant à planter un milliard d’arbres en 2007, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. D’après elle, ce qui est vraiment important, c’est ce que nous faisons, démontrer l’engagement vis-à-vis de l’environnement en plantant un arbre et en s’engageant pour qu’en 2007 nous atteignions l’objectif de plus d’un milliard d’arbres.

Une femme controversée :
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Elle a défrayé la chronique, entachant son image de défenseuse des droits de la femme en déclarant que « l’excision est au cœur de l’identité des Kikuyus (son ethnie) » dont « toutes les valeurs sont construites autour de cette pratique ». Des propos qui l’ont plongée dans la controverse. Mais elle se défend envers ses mutilations « que personne ne peut approuver ».
Lors de son discours d’acceptation du Prix Nobel, elle a pris soin de mettre le doigt sur « ces traditions rétrogrades en voie d’abandon ». « L’excision (…) il faut s’en débarrasser sans pour autant renier l’ensemble de l’héritage culturel » a-t-elle bien insisté.

Son combat ne fait que continuer avec un seul but, préserver les dons sacrés de la Terre : les Forêts et les Hommes…

Sources :
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http://www.chauffeurdebuzz.com
http://www.grioo.com
http://www.unesco.org
http://www.afrik.com
http://fr.wikipedia.org